Le Jardin de Jumaju

  Conservatoire National de Roses Anciennes
   Les Fieffes
   F-14350 MONTCHAMP
   courriel: roses-fieffes@orange.fr
   Tél. fixe: 02/31/67/34/09
   Portable: 06/21/88/05/92

   Coordonnées GPS du parking  du jardin
   OUEST  0 46,1904    NORD  48 55,683
   Le jardin est ouvert au public:
   de fin mai (cette année du 28/05 ) au 14 juillet inclus
   tous les jours de 10 h à 18 h
   Fermeture le vendredi pour entretien

   Tarifs:
    adulte, visite libre, 6,50 euros
    gratuit pour les enfants de moins de 16 ans
    Groupe, réservation par tél.

Accueil
Historique
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Résumé de l'histoire locale
Les premières traces de l'existence de Montchamp se trouvent dans les Archives en l'an 1202 sous le nom de paroisse de Sanctus Martinus de Montchans puis dix ans plus tard de Ecclesia de Mollibus Campis.
Son église sera tout naturellement dédiée à StMartin et les habitants seront appelés des mollycampiens.
Village traditionnel du bocage de 1620 ha comprenant un bourg et 24 hameaux de tailles très diverses et dont le plus éloigné est à 4 km de la Mairie. Le territoire de la commune est traversé par la rivière Souleuvre et les ruisseaux: de Montchamp, des Fieffes, de la Triboudière et de la Grincelle.
A la fin du 18 ème siècle la commune s'appelait Montchamp le Grand. Le seigneur de Percy habitant le hameau de Montchamp le Petit obtint de l'évêché, en contrepartie de la construction d'une église en face de son château la transformation du hameau en commune sous le nom de St Charles de Percy. L'égo du seigneur du lieu était satisfait et l'Evêché gagnait une paroisse.
Ainsi en allait-il du monde rural dans notre pays à l'époque.
De la Révolution à nos jours, c'est le paysage qui s'est le plus transformé. Le cadastre recensait 4000 parcelles au début des années 1800 le plus souvent encloses de haies et jointes par de multiples chemins ruraux et plusieurs zones étaient des "bois" ou oeuvraient de nombreux charbonniers.Ces derniers ont disparus faisant place à des herbages ou cultures.
Contrairement aux idées reçues, nos ancêtres sur ce territoire cultivaient toutes sortes de céréales pour leur alimentation et celle de animaux : le sarrasin et le seigle dont ils faisaient de la bouillie et des galettes pour se nourrir, la paille servant à la couverture des bâtiments. L'avoine était cultivée pour les chevaux et les ânes, un peu d'orge et de blé pour le pain.
C'est l'arrivée du train à Vire qui bouleversa les habitudes et entraîna l'intensification de la production laitière. Le village fut jusqu'aux années 1940 le plus important marché au beurre de l'arrondissement, puis l'industrie laitière prit le relais. Le centre du bourg était occupé par de très nombreux artisans et commerçants qui disparurent. C'était le progrès, disait-on....

Le miracle et la construction de la grotte mariale en 1903/1904 les débats sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat secouent et divisent le pays.
Le curé de la paroisse envoie à Lourdes quelques paroissiens sous la responsabilité de l'Evêché de Bayeux.
Parmi eux, un jeune homme du bourg qui, dit-on, se déplaçait difficilement et souffrait de maux de ventre pour lesquels la médecine lui avait dit être impuissante.
L'histoire n'a retenu aucune information sur le séjour à Lourdes. C'est au retour, dans le train que se serait produit ce qui devint le "miracle". Notre pélerin, dans la nuit, aurait quitté son compartiment pour aller rejoindre ses compatriotes dans un autre compartiment. Quelle ne fut pas la surprise de ceux-ci lorsqu'ils virent arriver leur ami sans ses béquilles et marchant comme tout un chacun.
Le curé alerté et sans explication médicale évoquât un miracle. L'affaire suivit son cours du curé au doyen puis à l'évêque et pour célébrer ce "miracle" il fut conseillé au curé de Montchamp de construire une grotte copiée sur celle de Lourdes et de célébrer messe et procession chaque année au 15 août.
Linauguration eut lieu au 15 août 1908.
L'histoire ne retînt rien de particulier du "miraculé" que l'église ne reconnut jamais.

et aujourd'hui

Montchamp,dont la population s'est stabilisée, c'est une commune qui a préservé une partie au moins des commerces. S'il n'y a plus de boulanger ni d'épicerie, ils ont été remplacés par une épicerie de dépannage et un dépôt de pain. S'ajoute à ceux-là un garage-quincaillerie et station-service, un tapissier, une coiffeuse et un bar-tabac-restautant ouvrier. Nous restrons mieux lotis que beaucoup des villages voisins !
L'histoire réserve toujours des surprises...Les nécessités politiques et administratives ont fait de Montchamp une "commune déléguée" de la nouvelle entité à laquelle nous appartenons désormais et qui a pour nom VALDALLIERE.
A n'en pas douter, il faudra plus d'une génération pour "avaler" cette couleuvre qui, le jurent les élus ne doit entraîner que des économies d'échelle et du mieux-être pour tous...fermer le ban !>
Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent!!!

Un miracle à Montchamp.....

Le Momument de la Résistance
Notre bocage connut, comme le pays, une période troublée et difficile pendant les années d'occupation.
Nous ne fîmes pas exception et nous eûmes notre lot d'indécis, de patriotes, nos collabos et nos traficants de toutes sortes.
Chez nous aussi, il fallut attendre 1943 pour que les quelques résistants existant voient leur nombre grossir avec le refus du STO. Il fallut s'organiser et ce ne fut chose aisée.
Notre village payat un lourd tribut à cette guerre et c'est la raison qui explique que le monument de la Résistance et de la Déportation de l'Arrondissement de Vire ait été érigé à Montchamp.
Voilà le résumé écrit par un des acteurs de cette période :
En 1940 les gens sont d'abord ébahis par la rapidité et l'ampleur de la défaite de nos armées puis soulagés par l'arrivée du vainqueur de Verdun. La vie s'organise sous la férule de l'envahisseur que certains serviront par faiblese souvent, par intérêt parfois et le pire, pour quelques-uns par passion. A partir de 1942, les premières convocations au STO vont entaîner les premières désertions. Sur huit convoqués, sept désertent et seront camouflés et révitaillés dans les fermes éloignées. L'importance des zones boisées (seul le cadastre se souvient encore du bois de Montchamp qui a disparu depuis) favorisera la dissimulation et la circulation. Progressivement deux groupes vont se former dont un composé des jeunes réfractaires fera preuve parfois de peu de prudence et de discrétion et le second d'hommes plus âgés, plus sages et prudents. C'est un parachutage du 28 avril 1944 qui mettra le feu aux poudres. Deux parachutes aux corolles rouges sont "égarés" et sont le matin bien visibles dans des herbages du hameau des Fieffes. La dénonciation par un collabo notaoire est immédiate et la Police allemande va se déchaîner avec l'aide de leurs sbires habituels du secteur. La multiplication des opérations dans tout le pays avait rendu furieux les occupants et leurs affidés. Douze otages furent arrêtés dans le bourg et torturés. Ils furent ensuite conduits à la prison de Caen. Ce fut le débarquement sur les plages de Normandie. La prison de Caen fut bombardée. Les allemands emmenèrent en camions les 87 prisonniers encore détenus sans qu'aucunes traces d'eux ne soit retouvée depuis. Les historiens sont quasi unanimes pour penser qu'ils ont été fusillés localement.

 

 

 

 

 

 



 



 

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