En 1809, Sir Abraham Hume importa
de Chine les rosiers qui donnèrent naissance à la
première rose thé en Europe. Ces rosiers doivent
leur nom au fait qu'ils arrivaient en Angleterre à bord
de bâteaux de la Compagnie du Thé des Indes Orientales.
D'autres suggèrent que ces roses doivent leur appellation
à leur parfum comparable à celui du thé.
Les premiers parents sont Hume's blush et Park's yellow.
Ce ne sont pas les rosiers les plus rustiques et ils ont été
très longtemps cultivés en Anleterre, Allemagne
ou Russie en pots que l'on rentraient en serre froide l'hiver.
Le climat de la Normandie ne leur est guère favorable et
nos différents essais ne se sont révélés
concluants. Seul le grimpant Lady Hillington, dont je doute de
l'apartenance à cette famille, prospère dans notre
jardin. Même protégés pour l'hiver, ces rosiers
restent décevants. Il ne nous reste aujourd'hui qu'une
vingtaine d'hybrides.
Le Côte d'Azur est leur zone préférée
et c'est d'ailleurs là que s'installat la famille Nabonnand
à qui l'on doit de nombreuses variétés.