Le Jardin de Jumaju

les roses anciennes des Fieffes

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Le verger en fleurs avant qu'il ne cède sa place au jardin "à la française"

C'est la grand-mère de Jacques qui lui a donné, enfant, les premières leçons d'écussonnage sur des églantiers récupérés dans les haies de la ferme familiale. New Dawn et Mme Isaac Pereire furent les premiers objets de ces travaux et parmi les premiers rosiers plantés au jardin.
Au fil des ans, ils vont créer trois "jardins" :
--à l'anglaise tout d'abord et sur la partie herbage du terrain. Cet ensemble est formé de seize "îles" de tailles diverses qui intègrent toutes des arbustes, des rosiers et des vivaces.
--à la française par ses formes géométriques dans l'ancien verger cidricole. Là les rosiers sont présentés par famille et par massifs et sont séparés par un "labyrinthe" de grandes vivaces et d'arbustes à floraison estivale.
--dans l'ancien potager et sur le modèle d'un jardin d'abbaye : quatre massifs en damier consacrés aux plantes médicinales, tinctoriales et aromatiques. Faute de place et d'intérêt par les visiteurs, un premier damier a dès cette année laissé place à 32 rosiers polyanthas. Quelques cases des plantes médicinales ont aussi changé de locataires...
Le verger de pommes à couteau qui vieillit laisse petit à petit place à des rosiers et des vivaces. Il abrite déjà un massif de Noisettes, un autre de Galliques et un dernier de Bourbons ainsi que la production personnelle des jardiniers. Cette hiver, il s'est agrandi d'un nouveau massif de rugosas et d'une collection de rosiers peu connus dans notre pays que nous devons au hongrois Geschwind.

Sauf impondérables, cette partie du jardin devrait dans les prochaines années recevoir une centaine de galliques jamais multipliés par les rosiéristes ainsi que 75 Mousseux et une cinquantaine de Bourbons. La place alors commencera à manquer vraiment...

Lorsque vous arrivez au jardin, ne soyez pas effarouchés par "Mamy" et "Papy". Ces deux épouvantails ont revêtu leur tenue estivale pour vous accueillir.

Tous les visiteurs s'interrogent sur l'origine du nom du jardin : il n'y a là rien de mystérieux, il s'agit tout simplement de la contraction du prénom des trois petites filles des jardiniers rosomanes: Justine, Marion et Julime.

 

Les deux photos de gauche illustrent le terrain lors de l'achat (le chemin et le parking ont été réalisés par nos soins,ce qui situe ces photos à l'automne 1981 . Sur la photo du bas on aperçoit le minuscule arbuste qui a été planté, c'est le cèdre du Liban qui aujourd'hui ombre largement la terrain situé face à la maison.
Sur la même photo, vous voyez les pommiers à cidre qui étaient les seuls arbres de cet herbage acquis avec la maison. Ceux que les tempêtes de 87 et 99 n'abattront pas sont désormais de superbes tuteurs à rosiers lianes.

C'est à la fin des années 70 que Dominique et Jacques jettent leur dévolu sur une fermette en ruines du bocage virois.
La bâtisse où subsiste un peu du chaume qui la couvrait, n'abrite plus que des vaches, des veaux, des poules et surtout de très nombreux rongeurs.
Le terrain d'environ un hectare, est exposé au sud et partiellement clos des haies bocagères typiques. Il ne compte comme plantations qu'un poirier et une dizaine de pommiers à cidre.

Qu'importe ! avec goût et passion, ils vont en faire une résidence secondaire qui deviendra principale à l'heure de la retraite.
En 1985, ils plantent les premiers rosiers, prémisse de ce qui deviendra, vingt ans plus tard, un havre de couleurs et de senteurs et finalement, la plus importante collection privée de roses anciennes de France.