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Chaque printemps, le même scénario se répète. Les fondatrices de frelons asiatiques sortent d'hibernation et se mettent à la recherche d'un emplacement pour bâtir leur nid. Sous un auvent, dans un abri de jardin, au creux d'une haie ou sous les combles… Tout recoin abrité peut faire l’affaire ! Le problème, c'est qu'une fois le nid et la colonie installés, la situation est plus complexe à gérer. Agir en amont, avant que le nid ne se développe, est alors, de loin, la stratégie la plus efficace.
Le printemps : la saison idéale pour prévenir l'installation des nids de frelons asiatiques !
La période idéale pour prévenir l’installation d’un nid de frelons asiatiques est le printemps, entre le mois de février et le mois de mai. En effet, c’est à ce moment que les reines fondatrices, seules survivantes de l'hiver, sortent de leur cachette et commencent à construire un nid primaire, de la taille d'une balle de ping-pong. Ce premier nid, discret et facile à manquer, abrite les premières larves. Si personne n'intervient, la colonie se développe rapidement et le nid peut atteindre la taille d'un ballon de football dès l'été, puis dépasser le mètre à l'automne.
La prévention se fait donc sur deux axes complémentaires : le piégeage printanier des fondatrices et la surveillance régulière des zones propices.
Le piégeage au printemps est redoutablement efficace : capturer une seule fondatrice, c'est empêcher la création d'une colonie entière qui pourrait compter entre 1 000 et 4 000 individus en pleine saison. Mais le choix du piège est déterminant, et c'est là que la plupart des personnes commettent une erreur.
En effet, les pièges artisanaux (bouteille en plastique découpée, fond de bière sucrée, pièges achetés dans le commerce) attirent sans distinction tous les insectes volants : abeilles, papillons, mouches syrphes, coléoptères… Tout ce qui est attiré par une odeur sucrée finit noyé au fond du dispositif. Problème : en voulant protéger son jardin des frelons, on décime les pollinisateurs qui le font vivre.
Les abeilles, déjà fragilisées par les pesticides, les parasites et la perte d'habitats, n'ont pas besoin d'un piège supplémentaire dans les jardins !
Le piège sélectif, la seule solution qui protège les pollinisateurs
C'est ici que le piège sélectif pour frelon asiatique intervient : le modèle proposé par Allô Guêpes 72 a été élaboré par des professionnels de la désinsectisation avec la volonté de sélectionner ce qui entre et ce qui sort.
De fait, son système d'entrée est calibré pour laisser passer les frelons asiatiques. Ces derniers, une fois à l'intérieur, sont empêchés de ressortir à cause de leur gabarit. En revanche, les insectes plus petits comme les abeilles, guêpes communes et bourdons, disposent d'une issue de secours dimensionnée pour eux.
Ils ne restent pas piégés, ils repartent. La différence avec un piège classique est radicale : les captures accidentelles sont réduites au strict minimum.
De plus, l'attractant fourni avec le piège sélectif, en option, est spécialement formulé pour cibler les frelons asiatiques. Il reproduit des odeurs sucrées et fermentées qui imitent leurs sources naturelles de nourriture, ce qui augmente significativement le taux de capture par rapport à un appât improvisé.
Précisions : pour un piégeage optimal, il est recommandé d'installer le piège dès la fin février, à proximité des zones où des nids ont été observés l'année précédente, ou près des points susceptibles d'attirer les fondatrices comme le compost, les arbres fruitiers et les points d'eau. L'appât doit être renouvelé toutes les 2 semaines environ !
Quels gestes complémentaires évitent l’installation de frelons asiatiques ?
Le piégeage sélectif est la mesure la plus efficace mais quelques habitudes simples permettent de limiter encore davantage le risque d'installation d'un nid de frelons asiatiques :
- La surveillance visuelle régulière : dès le mois de mars, il est conseillé d'inspecter les zones abritées du vent et de la pluie, comme les dessous de toiture, les abris de jardin, les coffres de volets roulants, les haies denses ou les hangars ouverts. Un nid primaire détecté à ce stade peut être retiré sans danger par un professionnel, avant que la colonie n'atteigne sa phase de croissance rapide ;
- Limiter les sources de nourriture facilement accessibles : cela contribue aussi à rendre le jardin moins attractif pour les fondatrices. Ramasser les fruits tombés au sol, couvrir le compost, ne pas laisser de boissons sucrées à l'extérieur : ces gestes réduisent les signaux olfactifs qui attirent les frelons ;
- Colmater les accès potentiels aux cavités (grilles sur les aérations, bouchage des trous dans les murs, vérification des conduits de cheminée inutilisés) : ce réflexe empêche les fondatrices de trouver un site de nidification à l'intérieur des bâtiments.
Si malgré ces précautions un nid est découvert en été ou en automne, il ne faut jamais tenter de le détruire soi-même car un nid mature peut contenir plusieurs milliers de frelons qui attaqueront en masse pour défendre leur colonie ! L'intervention d'un spécialiste équipé et formé est alors indispensable pour garantir la sécurité de tous.
Empêcher un nid de frelons asiatiques de s'installer est infiniment plus simple que de le faire détruire une fois qu'il a atteint sa taille adulte. Le piégeage printanier des fondatrices, à condition d'utiliser un dispositif sélectif qui épargne les pollinisateurs, reste le levier le plus puissant à disposition des particuliers. Combiné à une surveillance régulière des zones à risque et à quelques gestes de bon sens, il permet de réduire considérablement la probabilité de cohabitation forcée avec cette espèce invasive.





